Du 9 au 12 février 2026, le Conseil économique, social, environnemental et culturel de la Polynésie française (CESEC) a eu l’honneur d’accueillir dans ses locaux un atelier international consacré à l’atténuation des pertes et abandons de dispositifs de concentration de poissons dérivants (DCPd) dans le Pacifique. Cet événement d’envergure internationale a été organisé par la Direction des ressources marines (DRM), sous la tutelle du Ministère en charge des ressources marines, en partenariat avec la Communauté du Pacifique (CPS).
Pendant quatre jours, chercheurs, représentants des administrations publiques, organisations internationales, professionnels de la pêche et acteurs de la société civile se sont réunis à Tahiti afin d’échanger leurs connaissances, partager des retours d’expérience et identifier des solutions concrètes pour réduire la perte et l’abandon des DCP dérivants, dont les impacts environnementaux peuvent être significatifs pour les écosystèmes marins du Pacifique.
Cet atelier a permis d’aborder de nombreuses thématiques : l’évolution des matériaux et des conceptions des DCP, les mécanismes de suivi et de récupération, les cadres juridiques existants, les programmes de collecte de données ou encore les impacts des échouements sur les récifs coralliens. Les participants ont également travaillé collectivement à l’identification de solutions pour renforcer la surveillance, améliorer les programmes de récupération et encourager des pratiques de pêche plus durables.
La présence d’experts issus de plusieurs régions du monde – Pacifique, Atlantique, océan Indien, Caraïbes ou encore Galápagos – a permis d’enrichir les échanges et de confronter différentes approches face à un enjeu global : la gestion durable des ressources halieutiques et la préservation des écosystèmes marins.
L’accueil d’un tel événement international au CESEC revêt une importance particulière pour l’institution. Il témoigne de la reconnaissance de son engagement dans les réflexions stratégiques liées au développement durable et à la préservation des ressources marines de Te Moana Nui a Hiva.
En 2025, le CESEC a en effet conduit des travaux approfondis sur ces enjeux, donnant lieu à l’édition d’un rapport consacré à la protection et à la gestion durable des ressources marines polynésiennes. Ces travaux s’inscrivent dans une vision plus large visant à renforcer la contribution de la Polynésie française aux grandes discussions internationales sur l’avenir de l’océan.
Dans cette perspective, le CESEC porte l’ambition de valoriser ces réflexions et recommandations lors du Sommet international des Nations Unies sur l’Océan (UNOC), organisé à Nice en 2025, afin de faire entendre la voix du Pacifique et de ses territoires insulaires face aux défis environnementaux mondiaux.
Au-delà des échanges scientifiques et techniques, cet atelier rappelle l’importance de mobiliser l’ensemble des acteurs – institutions, communautés, scientifiques et professionnels de la mer – autour d’une gestion responsable et durable de l’océan.
Pour le CESEC, accueillir cet événement constitue ainsi une étape importante dans la construction d’un dialogue international autour de la protection de Te Moana Nui a Hiva, cet immense espace océanique qui unit les peuples du Pacifique et dont la préservation est essentielle pour les générations présentes et futures.
En ouvrant ses portes à cette rencontre internationale, le CESEC réaffirme sa volonté de contribuer activement aux réflexions et aux initiatives qui façonnent l’avenir de l’océan, patrimoine commun de l’humanité et pilier du développement durable des territoires insulaires.