Chères lectrices, chers lecteurs, Chères Polynésiennes, chers Polynésiens,
2025 a été particulièrement riche 2025 pour le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) de la Polynésie française. Elle s’est distinguée par une activité soutenue et par un nombre record de saisines émanant à la fois du Gouvernement et de l’Assemblée de la Polynésie française. Au total, 38 saisines ont été enregistrées par le secrétariat général du Conseil au cours de cette période.
Les travaux du CESEC ont porté sur des thématiques majeures pour notre société, notamment l’accès au logement, le droit du travail, l’organisation du système de santé, les politiques familiales et sociales, ainsi que le développement du numérique. Le Conseil a ainsi été amené à étudier plusieurs dispositifs destinés à améliorer les conditions de vie de nos concitoyens, tels que le bail réel logement, l’aide au paiement du loyer, le prêt à taux zéro ou encore la continuité internationale des PPN.
Nos réflexions ont également concerné l’organisation de certains secteurs stratégiques, en particulier dans le domaine de la santé, ainsi que l’évolution de statuts nécessitant d’être rénovés ou créés, comme celui de l’hôpital ou encore celui du marin-pêcheur. Le Conseil s’est aussi prononcé sur des textes relatifs à la réforme de notre système de protection sociale généralisée, notamment sur le régime des travailleurs non-salariés, l’harmonisation des allocations familiales ou la participation aux frais de cantine.
À travers l’ensemble de ces travaux, le CESEC a rendu des avis circonstanciés, parfois favorables, parfois défavorables, mais toujours accompagnés de recommandations, dans une volonté constante de contribuer au débat public et de renforcer le dialogue institutionnel.
Cette année a également été placée sous le signe de l’océan, à l’occasion du Sommet de l’Océan organisé par les Nations unies à Nice. Dans ce contexte, le Conseil a mené une étude intitulée :
« Le développement durable de Te Moana Nui a Hiva, notre patrimoine marin, entre préservation et exploitation : quelle vision pour la Polynésie française ? ».
Ce travail approfondi met en lumière les richesses de notre espace maritime et les enjeux liés à leur préservation et à leur valorisation durable pour les générations futures.
Plusieurs initiatives sont venues par ailleurs renforcer le rôle du CESEC comme espace de dialogue et de partage des connaissances. Sur le plan institutionnel, le dialogue avec les représentants de l’Assemblée de la Polynésie française s’est consolidé : à deux reprises, ceux-ci sont venus présenter aux membres les prémices de propositions de loi du pays avant leur saisine officielle, instaurant ainsi une étape de concertation préalable. Le Conseil a également accueilli plusieurs événements à vocation culturelle et scientifique, notamment les travaux de Mme Mililani Ganivet consacrés à l’histoire des objets polynésiens de la collection M. Daniel Palacz, la conférence sur la lettre « K » organisée par l’Académie tahitienne et le professeur M. Jacques Vernaudon, ainsi qu’une conférence consacrée au carbone bleu présentée par le directeur de recherche, M. Tamatoa Bambridge.
Le Conseil a aussi innové dans ses méthodes de travail grâce à deux consultations citoyennes menées par voie numérique. La première portait sur la protection de notre océan Te Moana Nui a Hiva, dans le cadre de l’étude conduite par le Conseil. La seconde concernait la question de la fin de vie, dans le cadre d’une saisine initiée par le sénateur M. Teva Rohfritsch et formalisée par le Président de la Polynésie française, en lien avec l’examen de propositions de loi nationales relatives aux soins palliatifs et à la fin de vie. Ces démarches participatives ont suscité un réel intérêt, puisque plus de 700 personnes se sont exprimées lors de ces consultations.
Un temps fort de la vie institutionnelle du Conseil a également été le renouvellement de son bureau au mois d’octobre. Les membres m’ont fait l’honneur de me confier la présidence de notre Institution, en tant que représentante du collège de la cohésion sociale et de la vie associative. Je succède ainsi à Mme Voltina Roomaataaroa-Dauphin, que je tiens à remercier pour l’engagement et le travail qu’elle a consacrés au Conseil durant son mandat. Je me réjouis par ailleurs que la présidence du CESEC soit assurée par une femme pour un second mandat consécutif, signe encourageant pour la promotion de la parité au sein de nos Institutions.
Je souhaite enfin exprimer ma profonde reconnaissance à l’ensemble de celles et ceux qui contribuent aux travaux du Conseil. Elle s’adresse tout d’abord à la population polynésienne, qui a pris part aux consultations citoyennes et qui suit avec intérêt les activités du CESEC.
Ma gratitude va également aux personnalités, experts et invités ayant participé aux auditions, ainsi qu’aux services du Pays et aux différentes Institutions qui ont apporté leur expertise à nos travaux.
Je tiens aussi à saluer l’engagement et le professionnalisme des agents du secrétariat général, de même que l’implication des membres du CESEC qui, par la diversité de leurs expériences et de leurs points de vue, contribuent à enrichir le débat et à éclairer la décision publique au service du développement harmonieux de la Polynésie française.
Maiana BAMBRIDGE
Présidente du Conseil économique,
social, environnemental et culturel